Un logiciel contre la pédophilie sur internet
10 avril 2005
Conçu par Microsoft Canada à la demande d’un agent de l’unité des délits sexuels à Toronto, le logiciel “Child Exploitation Tracking System” (CETS) a été présenté officiellement, jeudi dernier.
Le gouvernement fédéral a également salué l’arrivée du logiciel. «Les criminels utilisent l’Internet à un rythme sans précédent dans le but de s’attaquer aux membres les plus vulnérables de la société — nos enfants», a affirmé la ministre de la Sécurité publique Anne McLellan.
Le système permettra aux agences de suivre le déroulement d’une enquête et d’éviter les pertes de temps reliées à la photocopie et à l’envoi postal des renseignements dont un agent a besoin.
La base de données permettra également aux enquêteurs d’avoir accès à des mandats de perquisition, à des procédures judiciaires, à la jurisprudence et aux avancées technologiques. Les agents pourront également échanger des idées et leur expertise.
On n’y retrouvera pas d’images de pornographie juvénile. Celles-ci seront enregistrées dans un système à part.
L’origine du CETS remonte au mois de janvier 2003. Le sergent-détective Paul Gillespie, de l’unité des délits sexuels à Toronto, avait alors envoyé un courriel à Bill Gates, président de Microsoft Corp., pour lui demander de l’aider à combattre la pornographie juvénile.
Dans un geste que M. Gillespie a qualifié de «petit miracle», M. Gates a donné à Microsoft Canada le mandat de développer un logiciel de concert avec les forces de l’ordre.
«En collaborant avec les forces de l’ordre et les agences gouvernementales, nous pouvons utiliser nos expertises diverses pour mieux protéger nos enfants», a déclaré David Hemler, président de Microsoft Canada.
Jusqu’à maintenant, la société a dépensé plus de 4,5 millions $ pour développer le logiciel. Une douzaine de policiers ont déjà commencé à l’utiliser.
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