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Ma folle rentrée

L'histoire de Gwennaëlle

   
   

C'était le mercredi 3 septembre. Toutes mes amies étaient revenues des vacances en disant qu'elles avaient ou allaient participer à un concours ou à une compétition de je ne sais pas quoi. Ce mercredi 3 septembre donc, Marie, ma meilleure amie, m'a répété pour la Xème fois :
-Cet été, j'ai participé à un concours de surf et dimanche, le dimanche après et le dimanche encore après, je vais faire un concours de danse. Je danse très bien, tu sais.
-Oui, et moi je chante super bien, ai-je répliqué, au bord de la crise de nerf.
-Ah bon, a répondu ma copine, tu ne me l'avais jamais dit. Chante-moi une chanson pour voir ?
Je lui ai donc chanté une chanson que moi et ma soeur jumelle on avait inventé pour nous marrer. Je pensais que Marie allait tout de suite voir que je m'étais moquée d'elle, mais non. Elle a applaudit en disant que c'était super chouette que j'avais raison, que je chantais super bien, que la chanson était formidable et qu'il faudrait que j'en fasse d'autres si ce n'était déjà fait. En rentrant de l'école, je ne sais pas ce qui m'a pris, tout ses compliments me sont sans doute montés à la tête, bref, j'ai commencé à écrire une puis deux, puis trois chansons. Bien sûr, Lise, ma jumelle, m'a un peu aidée, mais bon. J'étais assez contente de moi. Pardon, de nous. Le lendemain, à la récré, j'ai chanté mes nouvelles chansons à Marie. Elle était encore plus contente et m'a promis de me présenter à une amie de ses parents, productrice de CD très réputée. Le vendredi soir, moi et ma famille, nous avons donc été invités, en même temps que la fameuse amie, chez Marie. Elle m'a gentiment invitée à chanter mes quatre chansons et l'amie de ses parents, Mme Joaquin, m'a chaleureusement applaudie :
-Quelle artiste ! Si tu veux, je peux te faire un CD au quart du prix, qu'en dis-tu ?
Les compliments me montant encore à la tête, j'ai dit que oui, merci beaucoup madame Joaquin, etc. Quelques jours après, le lundi, juste avant de partir à l'école, j'ai reçu une lettre que j'ai ouverte un peu plus tard dans la journée, avec Marie. La lettre disait ceci : « Chère mademoiselle Kidado, vous connaissez ma collègue, Mme Joaquin. Elle m'a raconté vos "prodiges" mélodieux, et, sachant que je préparais un concert spécial jeunes talents, m'a prié de vous donner une interview. Vous êtes donc convoquée à mon bureau, le samedi 13 septembre, à 10 h 30 très précise, 37, rue des églantiers, 4130 Tilff, Bureau A12, troisième étage.
Veuillez croire, mademoiselle Kidado, l'expression de mes sentiments les plus distingués, Mr Branche-Cornue de la Haute-Savoie de Bricheton, adjoint du sous-directeur des éditions Stravinsky.  »

 

Au début, je n'étais pas très chaude, mais les encouragements de Marie aidant, j'ai fini par dire :
-Je veux bien, mais il faut d'abords que mes parents donnent leur accord.
-Ouais, super cool ! Si tes parents ne veulent pas céder, fait appel à moi, je saurais trouver les bons arguments !
En rentrant de l'école, première chose que j'ai faite, je me suis mise à faire mes devoirs. Mes parents étaient très impressionnés et surtout très content car, s'il y a bien une chose que je déteste autant que les épinards, c'est bien l'école et ses fichus devoirs ! Dès que j'ai fini mes devoirs, j'ai rangé ma chambre, je l'ai nettoyée, astiquée dans les moindres recoins. Mes parents étaient encore plus contents, car je n'aime pas non plus ranger ma chambre. J'ai fait tout ce que mes parents me demandaient, je n'ai ni regardé la télé, ni joué à l'ordinateur, malgré ma folle envie de le faire. J'ai mis la table, vidé le lave-vaisselle, rangé la table après le dîner, j'ai pris mon bain sans rouspéter et enfin, à 8 h 30, alors que je m'apprêtais à aller dormir, j'ai montré la lettre à mes parents. Au début, comme moi, ils étaient sceptiques :
-A quoi ça te servirait ? Tu es encore à l'école primaire, a dit papa.
-Et puis, tu n'iras tout de même pas là-bas toute seule ? a demandé maman, qui ne se rend pas toujours compte que j'ai plus de dix ans.
-Maman, j'ai onze ans. Je crois que je pourrais me débrouiller. Et puis, si ça te démange tellement, c'est un samedi. Tu as congé le week-end. Tu pourras donc m'accompagner. Et tu sais, papa, je continuerais ma scolarité normalement.
Ils ont encore réfléchi un peu, puis le verdict est tombé :
-Bon, tu iras à l'interview de ce monsieur Branche-machin-chose de Bidule-Truc.
-Youpi !!! Merci ! Je vous adore ! Yahoo !!! Trop géant ! Merci les parents, je vous adore !
En arrivant dans ma chambre, j'ai tout raconté à Lise, puis je suis allée sur MSN pour raconter à Marie le succès de mon entreprise. Elle aussi était folle de joie. Nous n'avons vécu les jours suivant que pour ce fameux "samedi 13". Et ce fameux "samedi 13", il arriva enfin, après une longue semaine d'inattention au cours et quelques remarques pas trop appréciés par les parents... Mais bon, ce samedi était là, donc, et au matin, branle-bas de combat. Papa et maman voulaient tous les deux m'accompagner mais il fallait qu'un des deux reste pour garder Lise et finalement, à 10 h 25, devant la porte de "Mr Branche-Cornue de la Haute-Savoie de Bricheton, adjoint du sous-directeur des éditions Stravinsky", il y avait papa, maman, Lise et moi. A 10 h 30 tout pile, la porte s'ouvrit sur... une secrétaire.
-Mademoiselle Kidado ?
Mon père posa une main rassurante sur mon épaule.
-Je... ce... c'est moi, dis-je avec une voix tremblante.
-Je vous demanderais d'entrer. Non, juste elle ! précisa-t-elle en voyant que ma famille allait me suivre.
Ce n'était, évidemment, pas pour me rassurer. La secrétaire me montra une autre porte dans le fond de son bureau. Je me suis donc avancée jusqu'à cette porte et j'ai tendu ma main moite vers la poignée, j'ai attrapé la poignée, je l'ai tournée et j'ai poussé la porte... Ca peut vous paraître idiot raconté comme ça, mais ouvrir une porte, ce n'est pas toujours si facile qu'on le croit. J'ai donc ouvert cette porte, et je me suis trouvée face à face avec un immense bureau, avec derrière une immense chaise sur laquelle était assis un immense homme, à moitié caché derrière une immense pile de papier. Bref, vous l'aurez compris, tout était immense dans cette pièce. Tout, sauf moi une toute petite chaise en bois sur laquelle la voix immense de monsieur Branche-Cornue de la Haute-Savoie de Bricheton, adjoint du sous-directeur des éditions Stravinsky m'invitait à m'asseoir.
-Bonjour mademoiselle Kinder-Bueno.
-Kidado, monsieur.
-Ah oui, Kidado bien sûr. Ma petite demoiselle Kinder-Bueno, ...
-Kidado, monsieur, l'ai-je interrompu.
-Ah oui, Kidado bien sûr. Donc ma petite demoiselle Kinder-Bueno, il paraît que tu chantes bien. Et même très bien. Je te demanderais donc de me faire une petite démonstration de tes quatre, cinq chansons ?
-Quatre, monsieur.
-Ah oui, quatre bien sûr. Vas-y, je t’écoute chanter tes cinq chansons, miss Kinder-Bueno.
Décidément, cet homme avait du gruyère à la place du cerveau ! Cette pensée m'a fait rire et je me suis sentie plus à l'aise. J'ai donc chanté mes cinq, euh pardon, quatre chansons. Il les a, comme tout le monde, trouvées formidables et m'a dit qu'il m’enverrait un papier sur lequel il serait mis tous les renseignements pour son concert spécial jeunes talents. Je suis donc rentrée avec toute ma famille, qui aurait pu faire plein d'autres choses que m'accompagner mais bon, d'après maman : Ce n'est pas tout les jours qu'on peut se permettre d'aller chez monsieur Truc-Muche, car c'est un personnage très important, et blablabli et blablabla...
Sitôt rentrée à la maison, j'ai foncé sur MSN pour tout raconter à Marie. Elle était aussi contente que moi, si pas plus. La semaine qui suivit fut donc encore une semaine où Marie et moi on récolta des remarques, toujours pas plus appréciées par nos parents.

Je reçu enfin la fameuse lettre qui fixait le concert au samedi 27 septembre. Il y aurait des répétitions les 17, 20, 21 et 24 septembre. Les répétitions furent banales, comme pour le concert de l'école, sauf qu'on était 12 et qu'on ne se connaissait pas. Je suis très vite devenue amie avec deux soeurs qui formaient un groupe et qui s'appelaient Lindsay et Grâce. Le 27 septembre arriva enfin. Je suis 5ème sur 11. Juste après moi, il y aura Lindsay et Grâce. Le premier chante, le deuxième, le troisième, et c'est à moi. Les deux soeurs me souhaitent bonne chance mais c'est à peine si je les entends à cause de mon trac. Je monte sur scène. Alors me voici, un micro en main, prête à chanter devant plus de 100 millions de personnes à travers le monde ! Les caméras sont sur moi, et la salle est silencieuse, en attente...

 
 
Bravo à Gwennaëlle pour son mini roman !
 
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