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J'ai découvert ce matin
Un ruisseau dans mon jardin
Il été né avec la pluie
Et serpentait comme une anguille
Entre les allées de jonquilles
Que je venais de planter,
Que je venais d'apprivoiser.
Au dessus du ruisseau
Le soleil était chaud
Tout autour de lui
Chantait les oiseaux
Et surtout un petit moineau
Que je voulais toucher,
Que je voulais apprivoiser.
Un grand arbre poussait
Dans mon jardin
C'était un pommier
Qui bloquait le chemin
Je n'ai pas voulu le couper,
J'ai préféré l'apprivoiser.
Le printemps m'en a empêché,
Tout comme pour les jonquilles,
Qui étaient si jolies,
C'est lui qui leur a permis
De toujours pousser.
Il m'a empêché
De prendre le moineau
Qui est parti chanter de nouveau
Ne me laissant qu'un souvenir en cadeau
D'un soleil chaud.
Il m'a empêché
De faire une cabane dans le pommier
Je l'ai laissé
Car les pommes se seraient
Alors mises à tomber.
Le printemps, ne crois pas
Cela ne s'apprivoise pas !
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